Theresa May a reçu dans l'après-midi à Downing Street, avec le ministre des Finances Philip Hammond, une quinzaine de hauts responsables du secteur financier, dont le directeur général de Barclays, celui de Deutsche Bank, le président d'HSBC ou encore le patron de Goldman Sachs pour l'Europe.

Il s'agissait de la première réunion de ce type depuis les progrès enregistrés fin 2017 sur les conditions du divorce entre Londres et Bruxelles.

La Première ministre a fait part aux dirigeants de l'état des négociations sur le Brexit, promettant de trouver un accord sur la période de transition d'ici fin mars, selon un communiqué publié par Downing Street à l'issue de la réunion.

Les négociations sur les futures relations commerciales doivent débuter au début de l'année, le gouvernement britannique prévoyant une transition qui pourrait durer jusqu'à deux ans.

Le secteur financier plaide de longue date pour cette période d'adaptation après le Brexit, prévue fin mars 2019, afin d'éviter les perturbations liées au passage vers la nouvelle relation commerciale avec l'UE.

La sortie du marché unique signifie pour ces entreprises la perte du passeport financier qui leur permet de proposer leurs produits sur le continent depuis le Royaume-Uni.

Nombre d'entreprises se préparent au Brexit en obtenant des licences bancaires dans d'autres pays européens et en prévoyant de déplacer des activités et emplois vers des centres financiers du continent.

La rencontre avec Theresa May s'est déroulée après la publication par l'agence Bloomberg d'un article suggérant que l'Allemagne comptait demander au Royaume-Uni de payer pour que les sociétés financières puissent avoir accès aux marchés européens après le Brexit.

Downing Street a toutefois fermement écarté cette possibilité. "Nous ne paierons par pour l'accès au marché", a déclaré un porte-parole de Theresa May.

M. Hammond avait quant à lui semblé plus prudent, indiquant, selon Bloomberg, que des discussions sur le sujet auraient lieu.