"Nous demandons à ce que toutes les entreprises dans lesquelles nous sommes investis aient en place des mesures anticorruption efficace", a affirmé le patron du fonds, Yngve Slyngstad, dans un communiqué.

Dans un document, le fonds norvégien préconise notamment que les conseils d'administration de chaque entreprise s'assurent de l'existence de politiques anticorruption et que celles-ci soient clairement communiquées aux employés.

Les entreprises sont également invitées à mettre en place des formations adaptées pour certains personnels ainsi qu'un mécanisme pour les lanceurs d'alerte garantissant au besoin "un cheminement distinct et confidentiel dans les cas où passer par un supérieur direct n'est pas approprié où si le lanceur d'alerte souhaite rester anonyme".

La corruption engloutit chaque année 2% de la richesse mondiale et nuit au partage équitable de la croissance économique, avait estimé le Fonds monétaire international dans un rapport publié en mai 2016.

À eux seuls, les pots-de-vin versés chaque année sur le globe totalisent entre 1.500 à 2.000 milliards de dollars, soit pas loin du Produit intérieur brut (PIB) français, avait-il détaillé.

Censé faire fructifier les revenus pétroliers de l'État norvégien, le fonds norvégien, qui pesait mardi matin 8.128 milliards de couronnes (1.028 milliards de dollars ou 825 milliards d'euros), est présent au capital d'environ 9.000 entreprises à travers le monde.

Géré par la Banque de Norvège, il obéit à des règles éthiques qui lui interdisent notamment d'investir dans les sociétés coupables de violations graves des droits de l'Homme, celles qui fabriquent des armes nucléaires ou "particulièrement inhumaines", le charbon ou encore le tabac.