Plus de la moitié des dépenses de transport est captée par les frais liés à l'utilisation d'un véhicule personnel (carburant, entretien de la voiture, etc.). Viennent ensuite l'achat de véhicules et les services de transport comme les transports publics, les taxis, l'avion, etc. Ces services de transport occupent une place limitée mais en évolution croissante, selon le Bureau du Plan.

L'étude montre également que les ménages bruxellois dépensent globalement moins pour le transport que les ménages résidant en Flandre et en Wallonie. Et que la part des dépenses consacrée au transport augmente avec le revenu des ménages. "Les ménages avec les revenus les plus bas allouent une part plus importante de leurs dépenses aux services de transport et aux frais d'utilisation de véhicules (69% des dépenses de transport contre 50% pour les ménages les plus aisés). On peut considérer qu'il s'agit de dépenses 'nécessaires', liées au besoin de se déplacer. Les ménages plus aisés allouent quant à eux une part plus importante de leurs dépenses à l'achat de véhicules personnels (50% des dépenses de transport contre 31% pour les ménages aux revenus les plus faibles). Ces achats plus onéreux relèvent plus souvent de dépenses librement consenties liées aux loisirs et au statut social", précise le Bureau du Plan.

Enfin, le transport occupe une place moins importante dans les dépenses totales des ménages en Belgique en comparaison avec les pays voisins. Ainsi, la part des dépenses consacrée aux services de transport est relativement faible (1,2% des dépenses totales en 2015 en Belgique contre 3,5% en Allemagne, 2,4% en France et 2,1% aux Pays-Bas). "Néanmoins, ces derniers résultats doivent être interprétés avec prudence. Les dépenses de consommation ne reflètent pas précisément le comportement de mobilité des ménages, le coût des déplacements pouvant faire l'objet de différentes réductions ou subventions", conclut l'analyse.