La Belgique ne fait en effet plus partie des meilleurs dans le classement européen ou mondial de l'innovation et de la numérisation. "Nous sommes derrière nos pays voisins", déplore Herman Derache, directeur managérial chez Sirris. "Or nous devons figurer parmi les cinq premières nations européennes en la matière", estime-t-il.

Selon Sirris, les entreprises qui collaborent et innovent enregistrent de meilleures performances que leurs homologues sectoriels. Elles apportent ainsi une valeur ajoutée supplémentaire de 12% à l'économie belge, soit 1,5 milliard d'euros, par rapport à la moyenne du secteur. Elles enregistrent également un taux d'emploi plus élevé car elles préparent leurs produits, leurs processus, voire leur modèle business, à relever les défis futurs grâce à la technologie et à l'innovation. L'entreprise JTEKT Torsen Europe, basée à Strépy-Bracquegnies (Hainaut) et qui fabrique des pièces pour le secteur automobile, en est un exemple. Elle doit produire sans la moindre erreur et Sirris l'a aidé dans son processus de robotisation. "Aujourd'hui, nous produisons 600.000 pièces par an. C'est deux fois plus qu'avant notre trajet d'innovation. Cela nous a également permis de créer 30% d'emplois supplémentaires", se félicite son patron Etienne Merlin.

Pour aider les entreprises belges à concrétiser leurs innovations et à les tester, Sirris investira en 2018, et comme chaque année, 20 millions d'euros dans la connaissance et l'infrastructure de haute technologie.