"Nous allons joindre nos efforts pour élaborer un plan stratégique au début de l'année prochaine", a précisé le vice-président de l'exécutif européen chargé de l'Union de l'Energie, Maros Sefcovic, à l'issue d'une rencontre entre des ministres de l'UE et des professionnels du secteur à Bruxelles.

La rencontre a permis d'acter le "soutien à l'établissement d'une chaîne de valeur complète pour les batteries en Europe, avec des cellules de production à grande échelle et l'économie circulaire en son coeur", a expliqué M. Sefcovic.

Ce commissaire européen espère pouvoir présenter une feuille de route pour une "Alliance pour les batteries dans l'UE" en février 2018.

La Commission table sur une explosion de la demande pour les batteries électriques dans les années à venir, non seulement pour l'industrie automobile, mais aussi l'électro-ménager et les appareils connectés. Elle y voit un secteur clé en matière "de mobilité propre et d'énergie propre".

"Nous voulons être sûrs d'être le numéro 1 dans le monde en matière de stockage d'énergie. C'est une technologie stratégique que nous devons maîtriser en Europe", avait-il assuré à l'AFP lors d'un entretien début octobre.

Il a comparé cette ambition avec la création d'Airbus dans les années 1960 et son impact sur le marché de l'aéronautique.

"Nous sommes en retard en Europe et nous devons nous concentrer et cibler notre approche dans cette important secteur", a renchéri le secrétaire d'Etat allemand à l'Energie, Matthias Machnig.

"Le stockage d'énergie est essentiel pour la transition écologique", a souligné de son côté Brune Poirson, secrétaire d'Etat auprès du ministère de la Transition écologique en France.

M. Sefcovic a assuré que des fonds seraient disponibles pour soutenir l'essor de cette industrie, notamment par les aides d'Etat au travers de ses "Projets importants d'intérêt européen commun", qui permettent depuis 2014 aux Etats membres de soutenir financièrement des projets transnationaux.