Mercredi, l'usine a été "saisie de façon inattendue par les autorités vénézuéliennes, ce qui a empêché la poursuite normale des opérations", a déclaré dans un mail à l'AFP la porte-parole du constructeur au Brésil, Julia Bastos.

Par ailleurs, "les voitures (de l'usine, ndlr) ont été confisquées illégalement", a-t-elle ajouté.

L'usine du premier constructeur américain au Venezuela a la capacité de construire 100.000 véhicules par an mais se trouvait en réalité à l'arrêt, la crise économique que traverse ce pays pétrolier ayant privé les entreprises d'accès aux dollars pour importer des pièces. General Motors était présent au Venezuela depuis 69 ans, y comptant, outre son site de production, 79 distributeurs employant 3.900 personnes.

L'entreprise offrira "très bientôt" une compensation à ses salariés licenciés, a précisé la porte-parole, indiquant que la saisie a eu lieu en application d'une décision judiciaire.

Dans un communiqué, General Motors "rejette fermement les mesures arbitraires prises par les autorités et recourra vigoureusement à toutes les actions légales, au Venezuela et ailleurs, pour défendre ses droits".

Le Venezuela est secoué depuis début avril par une vague de manifestations de l'opposition au président socialiste Nicolas Maduro, marquées par des violences qui ont fait huit morts en trois semaines.

En 2016, M. Maduro avait ordonné la saisie des usines "paralysées par la bourgeoisie" et menacé de faire emprisonner les entrepreneurs accusés de "saboter le pays".