La société Newfusion, installée à Malines, a décidé d'implanter une puce RFID sous la peau de ses employés. Pour le moment, huit travailleurs volontaires ont franchi le cap. "C'est la même chose qu'une clef", explique Tim Pauwels, un des dirigeants de l'entreprise dans l'émission de la RTBF 'On n'est pas des Pigeons'. "J'ouvre la porte d'entrée et mon ordinateur. L'idée a germé après que plusieurs employés ont perdu leurs badges."

Cette technologie existe déjà depuis une dizaine d'années. La puce, qui mesure moins d'un centimètre et coûte une centaine d'euros, est injectée sous la peau (d'un homme ou d'un animal) et contient les données personnelles de son possesseur.

Mais malgré des avantages en termes de sécurité et de confort, le système pose de nombreuses questions. L'impact sur la santé en est une, le respect de la vie privée également. "C'est un réel danger", estime Alexis Deswaef, président de la ligue des Droits de l'Homme, toujours sur la RTBF. "On 'flique' dorénavant les employés au plus profond de leur chair. On peut savoir à quelle heure l'employé a commencé son service, quand celui-ci a pris sa pause cigarette. On analysera ensuite s'il est assez productif ? Que fera-t-on de cette collecte de données ? Dans le futur, braderons-nous un peu plus nos droits à la vie privée pour plus de sécurité ou de confort ?"