Les réformes fiscales du gouvernement Michel souffrent d'improvisation et de bricolage. Le tax shift, dans le cadre duquel les charges sur le travail ont glissé vers des charges sur la pollution, la consommation et le patrimoine, s'est avéré loin d'être budgétairement neutre et il a creusé un trou de 6 milliards d'euros. Ensuite, dans l'accord de l'été, il a été décidé de diminuer l'impôt des sociétés en deux étapes jusqu'à 25% en 2020. Nos PME paieront alors 20% d'impôt. Mais d'ici là, les Pays-Bas nous auront largement rattrapés car ils diminueront l'impôt des sociétés à 21% en 2019; les petites entreprises y paieront 16%. En outre, beaucoup se demandent, dont la Commission Européenne, si la diminution de l'impôt des sociétés ne va pas créer un nouveau trou dans notre budget. Et ne nous faisons pas d'illusion : tous ces cratères dans le budget devront être comblés, avec des impôts et/ou des économies.
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