Les organisations demandent au ministre de tenir sa parole et de procéder aux engagements promis, et annoncent qu'elles soutiendront les éventuelles actions de mauvaise humeur du personnel.

Au printemps dernier, les syndicats avaient lancé une série d'actions destinées à attirer l'attention du ministre sur les conditions de travail au sein du service public fédéral.

M. Van Overtveldt avait dès lors convenu de prendre plusieurs mesures pour les travailleurs. Le remplacement poste pour poste des fonctions de contrôles et des douaniers ainsi que la correction de certaines anomalies en matière de carrière figuraient parmi ces promesses.

Or, huit mois plus tard, les organisations constatent qu'aucun de ces engagements n'a été concrétisé, hormis un protocole "ne rencontrant que très partiellement les revendications portées il y a un an".

"Il est temps que le ministre tienne parole et défende officiellement et effectivement son département et les agents", souligne le front commun dans son communiqué. Dans le cas contraire, les actions de protestation du personnel seraient couvertes par les syndicats, préviennent-ils.

"La concertation continue sur plusieurs dossiers entre les syndicats, la direction et le cabinet, selon la procédure établie", a réagi mercredi soir le cabinet Van Overtveldt. "Nous voulons donner toutes leurs chances à ces dossiers par une concertation sereine, à poursuivre autour de la table."