D'après lui, le monde politique ne soutient pas l'aéroport de Zaventem. "Si on ne réagit pas, Bruxelles risque de perdre son statut de capitale européenne", prévient-il.

"Il faut un ancrage belge pour que cet aéroport se développe. Avec les nuisances sonores, on demande des sacrifices à une partie de la population. Or c'est plus facile de faire accepter ces sacrifices si on sait que les fruits de ce développement retomberont dans le pays, et pas en Australie ou au Canada comme c'est le cas actuellement. C'est plus facile quand l'actionnaire est local", développe l'économiste.

Aux yeux de Geert Noels, la Flandre devrait dès lors racheter l'aéroport. Une partie de la population flamande subit d'ailleurs les décollages et les atterrissages quotidiennement, relève-t-il. Pour lui, celle-ci devrait aussi pouvoir bénéficier des fruits de cet aéroport.

"Si on ne prend pas ce problème au sérieux, l'aéroport va perdre des parts de marché, des emplois locaux...", prédit-il. "Si vous voyez le développement de notre pays par rapport à ses voisins ces dix à quinze dernières années, il y a des raisons de s'inquiéter."