Selon le quotidien Le Soir, deux possibilités vont ainsi coexister: la conversion (ou pas) de la voiture de société en cash ou la possibilité d'avoir un "budget mobilité" (sous la forme d'une carte mobilité) spécifiquement dédié aux transports, dans une optique de mobilité durable.

Les détails de ce "budget mobilité", proposé par les partenaires sociaux, sont actuellement encore discutés en inter-cabinets, mais les grandes lignes ont été approuvées par la suédoise. Concrètement, le montant du budget mobilité correspondrait au coût pour l'employeur (y compris les charges fiscales et parafiscales) lié au financement de la voiture de société que le travailleur abandonne. Il pourra être géré par l'employeur ou être crédité, en un ou plusieurs versements périodiques, sur le compte mobilité du travailleur, via une carte mobilité à utiliser pour les abonnements aux transports en commun, les systèmes de vélos ou voitures partagés, etc.

Par ailleurs, Le Soir relève que l'avis officiel du Conseil d'Etat sur le projet "cash for car" estime qu'il est "fort douteux" que ce dernier soit "un moyen adéquat pour atteindre l'objectif poursuivi en matière de mobilité durable", "dès lors que l'affectation de mobilité n'est pas liée à des conditions restrictives".