En 2018, les financements du groupe BEI se sont élevés à 64,19 milliards d'euros, dont 10,06 milliards via le Fonds européen d'investissement (FEI), une filiale de la BEI qui soutient les micro-entreprises et les PME européennes.

La "banque de l'UE" reste ainsi "le plus grand bailleur de fonds multilatéral au monde pour les projets liés au climat", souligne-t-elle. Par ailleurs, la BEI a lancé une évaluation de ses prêts au secteur de l'énergie. A cet égard, une consultation publique d'une durée de trois mois, impliquant décideurs politiques, représentants du secteur et de la société civile, est actuellement en cours.

La BEI a été la première institution à émettre des obligations vertes il y a 11 ans, ce qui avait semblé "fou" à l'époque, a rappelé mardi son président Werner Hoyer. Aujourd'hui, le marché des obligations vertes pèse 450 milliards d'euros dans le monde. La BEI a récidivé l'an dernier en émettant sa première obligation pour le développement durable: 500 millions d'euros ont ainsi été levés en faveur d'investissements contribuant à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) établis au sein de l'ONU.

Cette première émission finance principalement des projets dans le secteur de l'eau. La BEI entend bien remettre le couvert cette année, dans le but de financer des projets également liés aux ODD mais cette fois dans les domaines de la santé et de l'éducation. En 2018, la BEI a prêté 8,1 milliards d'euros à l'extérieur de l'Union européenne, un volume record d'1,6 milliard d'euros ayant été alloué à des projets en Afrique subsaharienne.