Alors qu'elle prévoyait encore un taux de croissance de 1,5% en 2019, comme pour cette année, la BNB table désormais sur une croissance du PIB de 1,4% en 2019, 1,3% en 2020 et finalement 1,2% en 2021, dernière année pour laquelle les prévisions ont été publiées. Elle se montre moins optimiste que les autres institutions internationales ayant déjà publié leurs estimations. Concernant l'emploi, il augmenterait de 150.000 unités d'ici 2021, soit un peu moins que ce qui a été observé au cours des dernières années.

"Toujours très vigoureuse", cette croissance ralentit pour plusieurs raisons, énonce M. Wunsch, à savoir la croissance plus faible du PIB pesant sur la demande de travail, un accroissement des coûts salariaux et la difficulté persistante de pourvoir les emplois vacants. Néanmoins, la Banque nationale s'attend à ce que le taux de chômage harmonisé reste à son niveau, historiquement bas, de 6,3%.

Un point d'inquiétude concerne plutôt le déficit budgétaire. S'il était de 0,8% en 2018, la BNB s'attend à ce qu'il se détériore à nouveau pour s'établir à 2% en 2021. Une situation délicate "qui ne laisserait pas beaucoup de marge de manoeuvre au pays s'il était confronté à un choc dans les années à venir, comme une récession", relève M. Wunsch. "Cela impliquera de devoir prendre des mesures d'économies au moment où ça fera le plus mal."