"La compagnie n'est plus en danger immédiat. Nous avons sorti la tête de l'eau, mais nous ne marchons pas encore sur la plage comme le font les autres compagnies du groupe, telles que Lufthansa et Swiss qui se portent nettement mieux que nous", affirme la nouvelle CEO allemande qui refuse de communiquer des chiffres.

"Nous avons transporté beaucoup plus de passagers qu'en 2017. Mais nous devons être beaucoup plus rentables et ainsi pouvoir bénéficier plus largement des investissements du groupe Lufthansa", indique-t-elle. La Libre Belgique évoque le transport de plus de dix millions de passagers avec Brussels Airlines en 2018, soit un nouveau record.

Améliorer la rentabilité doit se faire sur les lignes qui existent, si bien qu'il n'y aura pas de lancement de nouvelles destinations long ­courrier cette année, indique la CEO. Elle annonce en outre que "sur le réseau européen, le nom de Brussels Airlines pourrait changer", et que la question est encore en discussion pour le long­ courrier. "Si nous voulons créer une plateforme européenne, nous ne pouvons pas garder toutes ces marques individuelles", justifie Mme Foerster.

Elle déplore par ailleurs le passage de sept à quatre vols par semaine entre Bruxelles et Kinshasa qui a fait du tort à la compagnie ( décision prise en février par la République démocratique du Congo à la suite des tensions avec la Belgique, NDLR). Mme Foerster demande dès lors de "récupérer un vol par jour le plus rapidement possible, quelle que soit la situation politique en RDC. La demande locale reste très forte pour cette destination".