Le médecin a estimé qu'il avait "besoin de repos" et n'est pas en mesure d'être interrogé, selon le quotidien économique Nikkei. Le magnat de l'automobile de 64 ans, limogé de Nissan et de Mitsubishi Motors mais toujours PDG de Renault, a fait sa première comparution devant la justice mardi, plaidant fermement son innocence au cours d'une audience exceptionnelle destinée à clarifier les motifs de sa détention. Il était apparu amaigri et toussait légèrement mais semblait en bonne forme.

S'exprimant d'une voix claire et forte, il avait réfuté point par point les accusations du parquet, avant de conclure: "Je suis faussement accusé et détenu de manière injuste". Ses avocats avaient déposé dans la foulée une procédure pour obtenir sa libération, mais cette requête a été rejetée mercredi par le tribunal de Tokyo, le juge invoquant un risque de fuite et d'altération des preuves. Une cour d'appel a confirmé le refus du tribunal, rapportent plusieurs médias. Carlos Ghosn a été mis en examen le 10 décembre pour dissimulation de revenus aux autorités boursières. Il est en outre accusé d'abus de confiance, et pourrait être inculpé pour ce motif vendredi, date à laquelle prend fin sa garde à vue.