Le piquet de grève est toujours en place devant l'usine NLMK de Clabecq, et toute l'activité industrielle est bloquée depuis la semaine dernière. Les travailleurs manifestent leur colère depuis qu'ils ont appris que les 290 personnes, qui ne perdront pas leur emploi (soit 50% du personnel actuel), devraient notamment être soumis à un gel de salaire et d'index durant plusieurs années.

"La direction a mis le feu et maintenant, elle cherche des pompiers. C'est à eux de venir discuter. Nous voulons qu'ils retirent ce volet de gel des salaires et de l'index qui n'a rien à voir avec le plan industriel et financier que nous devons analyser pour faire diminuer les pertes d'emploi annoncées. Nous refusons que les travailleurs soient plongés dans la précarité. Ce n'est pas nous qui rompons le dialogue, c'est eux. Nous ne sommes pas entendus, nous allons donc demander une conciliation", a indiqué le permanent CSC-METEA Lahoucine Ourhibel.