"C'est surtout le plan qui prévoit de délocaliser une partie du personnel dans une nouvelle entité à part qui provoque l'indignation. Si la direction passe outre, l'action à Anvers sera de grande envergure."

Coca-Cola European Partners a annoncé mercredi, au cours d'un conseil d'entreprise extraordinaire, son intention de fermer en 2020 deux de ses cinq sites de distribution, à savoir Hasselt et Heppignies. Cette décision pourrait avoir un impact sur 132 emplois.

La structure logistique sera également adaptée, avec une nouvelle entité dans laquelle, selon la FGTB, 17 chauffeurs de camions et quelques employés de la section anversoise seraient catapultés. Pour l'instant, on parle de plans qui seraient effectifs en 2020.

"Les conditions de travail et de salaire dans lesquelles devront travailler les chauffeurs dans ce nouveau système ne sont pas du tout claires. Les employés qui ne sont actuellement pas directement touchés par les plans craignent également qu'un tel plan ne soit un prélude à une restructuration ultérieure", poursuit Yvan De Jonge.

L'unité de Hasselt restera quant à elle fermée vendredi après que les travailleurs eurent déjà débrayé jeudi. "Nous nous sommes réunis avec le personnel et avons décidé de prolonger la grève vendredi. Tout le monde est abasourdi par la nouvelle", a souligné Veerle Putzeys, secrétaire de la CSC Alimentation et Services. "Nous ne travaillerons pas vendredi et tiendrons un piquet de grève à partir de 5h00." Lundi, le personnel reprendra le travail afin de donner une chance à la concertation.

Les représentants syndicaux des différentes sections informeront personnellement tous les travailleurs dans les jours à venir et se réuniront avec toutes les délégations afin de discuter du plan. Ensuite, ils feront part de leur point de vue à la direction. "La direction voulait déjà organiser un conseil d'entreprise extraordinaire à la place du conseil d'entreprise prévu vendredi, mais nous n'en voulons pas avant d'avoir pu nous réunir avec les différentes délégations", explique M. De Jonge. Une première réunion est programmée le 1er février entre les syndicats et la direction.

"La FGTB Horval en a assez des restructurations financières. Le groupe Coca-Cola Belgique est un groupe qui dégage des bénéfices importants et en constante progression. Une fois de plus, les grandes multinationales ne s'embarrassent pas du devenir des travailleurs et préfère donner un grand coup en mettant sur la touche 132 personnes dans l'unique but d'augmenter leur productivité et par conséquent, leur profit. C'est inacceptable de sacrifier les travailleurs pour offrir des dividendes chaque fois plus importants aux actionnaires. La FGTB Horval fera tout pour réduire l'impact de ce plan de restructuration qu'elle estime injustifié", a encore souligné la formation syndicale dans un communiqué transmis jeudi.