Les Belges jugent favorables les robots et l'IA, car ils peuvent effectuer des tâches routinières au travail ou à la maison. La plupart des répondants à l'enquête (8 sur 10) estiment même que les robots sont nécessaires pour assumer des tâches trop dangereuses ou trop lourdes pour l'homme.

Cependant, les Belges sont également sceptiques, car plus de la moitié estime qu'un robot peut faire son travail et deux personnes sur trois pensent, qu'avec les robots et l'IA, il y aura plus de jobs qui disparaîtront que de créations d'emplois. "C'est contradictoire car les gens craignent pour leur propre travail, mais beaucoup pensent aussi qu'il y a des avantages, comme pour le ménage ou les travaux ennuyeux. La sensibilisation est très importante pour apprendre à saisir les opportunités et les dangers, et mettre en place les bons modèles économiques", explique Bram Vanderborght, professeur de robotique à la VUB.

Dans le livre Homo Roboticus, les scientifiques de la VUB formulent une séries de recommandations qui répondent aux questions urgentes sur l'avenir commun de l'être humain et de la technologie. Destiné au grand public, l'ouvrage montre, à l'aide d'exemples, quelles relations futures pourraient être créées entre les deux mondes et réfute par la même occasion certains mythes selon lesquels les robots pourraient dominer l'humanité grâce à l'intelligence artificielle.

Pour les scientifiques, un "Homo Roboticus" est "une personne qui ne se soumet pas à la robotique et à l'intelligence artificielle, mais utilise la technologie au service de sa vie, de son travail et de la société". Les dix recommandations proposées dans le livre visent à encourager l'action à la fois des politiciens, mais aussi des syndicats et des chefs d'entreprise.