Certains occupants ne trouvent plus une réponse positive à leur demande et la prise en occupation a dès lors été décevante, diminuant de 21% sur base annuelle, pour atteindre les 330.000 m².

Les entreprises représentent 73% du total mais sont en régression de 11%. "Les années à 600.000 m² sont loin derrière nous. Entre 300.000 et 400.000 m², c'est cela la nouvelle réalité à Bruxelles", estime ainsi Jean-Philip Vroninks, directeur de JLL Belgique.

Les opérateurs de co-working ont en revanche connu une ascension "fulgurante" et presque doublé leur volume (qui est désormais de 19%). Une tendance que JLL qualifie de durable et non de "distraction passagère". Les institutions internationales ont également contribué à la prise en occupation totale. Leur part est de 5%, contre 3% en moyenne, avec un volume en hausse de 16%, tandis que celle de l'Europe est de 10%.

Par contre, les administrations belges ont brillé par leur quasi absence du marché immobilier de bureaux à Bruxelles, constate Jones Lang Lasalle. Leur proportion dans la prise en occupation a ainsi chuté, passant de 26% en moyenne sur les cinq dernières années à seulement 12% en 2018. En volume, la baisse est même de 71%.

Le marché de l'immobilier industriel et logistique, qui couvre toute la Belgique, a, lui, connu une année dans la continuité de la précédente. Le volume de prise en occupation se rapprochera des 2 millions de m², plaçant 2018 à la deuxième place du classement de ces cinq dernières années. L'immobilier semi-industriel devrait franchir le cap du million de m² en volume de transactions pour la septième année consécutive, tandis que ce chiffre avoisinera les 825.000 m² pour les immeubles logistiques, avec une très forte activité au second semestre.

De manière générale, le taux de disponibilité des immeubles neufs est de 0,001%. JLL constate ainsi une pénurie de disponibilité pour des immeubles semi-industriels. Il n'existe en effet plus de surfaces au-delà des 2.000 à 3.000 m² sur ce segment. Dans le domaine logistique, le volume des locations a dépassé celui des achats. Il est en outre devenu difficile de trouver des surfaces supérieures à 20.000 m², note le bureau de conseil, et il y a 0% de disponibilité à Liège, ce qui est unique pour la Belgique.

Face au Brexit, le pays est dès lors mal positionné pour les terrains disponibles par rapport aux pays voisins, prévient JLL.

Enfin, le marché de l'immobilier commercial est resté globalement stable, avec une prise en occupation dont le volume pourrait atteindre 350.000 m². Un total toutefois inférieur de 5,5% à la moyenne des cinq dernières années.

Les tendances dans le secteur se succèdent rapidement, si bien que cette évolution constante en est devenue une tendance à part entière. Les acteurs doivent être réactifs et agiles, à l'image des créneaux "sport et loisir" et "food" qui augmentent, en particulier dans les centres commerciaux, et représentent désormais 30% de l'activité.