Avec ses "priorities for a prosperous Belgium", adressées aux prochains gouvernement fédéral et régionaux, l'AmCham souhaite rendre la Belgique plus attractive pour les investissements étrangers. Actuellement, la Belgique se situe en 21e position de l'indice de compétitivité mondiale établi par le Forum économique mondial (WEF) et l'AmCham souhaite voir la Belgique intégrer le top 10 d'ici 10 ans. "Nous voulons faire mieux; nous voulons que les investisseurs étrangers disent 'oui' à la Belgique", a résumé le directeur général d'AmCham, Marcel Claes, au cours d'une conférence de presse.

Pour ce faire, l'AmCham suggère d'introduire un plafonnement des cotisations patronales, comme il en existe aux Pays-Bas ou en Allemagne, et de réduire davantage encore le taux de l'impôt des sociétés pour le faire passer sous la barre des 20%. Au sujet de l'indexation automatique des salaires, régulièrement pointée du doigt par la Chambre de commerce américaine en Belgique, il est non plus recommandé de la supprimer mais bien de "l'ajuster". Le marché du travail en Belgique gagnerait à être plus flexible en matière d'organisation du travail et de rémunérations, estime-t-on.

AmCham suggère également une plus grande efficacité en matière de dépenses publiques, de réduire les charges administratives et d'investir dans les infrastructures pour une meilleure mobilité.

La Chambre de commerce américaine en Belgique est soutenue par quelque 450 entreprises, parmi lesquelles d'importantes multinationales mais aussi des PME.