David Malpass est "la personne idoine pour occuper ce poste incroyablement important", a déclaré Donald Trump, mettant fin au secret de polichinelle.

Le nom de ce responsable du Trésor américain, chargé des affaires internationales, avait émergé dès l'annonce, début janvier, de la démission de Jim Yong Kim, dont le départ est effectif depuis le 1er février.

Le poste de président de la Banque mondiale est traditionnellement attribué à un Américain.

"C'est un grand honneur", a réagi David Malpass, présent lors de l'annonce, soulignant son souhait de contribuer aux efforts pour mieux intégrer les femmes dans l'économie.

"Je suis très optimiste sur le fait que nous pouvons créer de la croissance à l'étranger qui contribuera à nous aider dans la lutte contre l'extrême pauvreté et accroître les opportunités économiques pour les pays en voie de développement", a-t-il ajouté.

Pour l'heure, les autres candidats représentant d'autres Etats membres de la Banque n'ont pas été révélés.

La Banque mondiale, dont la vocation est de réduire la pauvreté dans le monde en finançant des projets de développement, va officiellement lancer les candidatures jeudi. Les prétendants auront jusqu'au 14 mars pour déposer leur dossier. Et le nom du nouveau président sera annoncé d'ici la mi-avril.

L'institution de Washington a assuré qu'elle s'engageait à assurer "un processus de sélection transparent, ouvert et basé sur le mérite". Elle souhaite ainsi publier la liste des trois candidats retenus, dans la foulée de la clôture des candidatures mi-mars.

Elle a en outre promis de sélectionner le candidat sur des critères objectifs: solide expérience de dirigeant, expérience de direction d'une grande organisation internationale ou encore le sens de la diplomatie et de l'impartialité.

Pourtant, depuis sa création en 1944, la nationalité des candidats a été déterminante. Un Américain a en effet toujours été nommé à la tête de la Banque mondiale et un Européen à la direction du Fonds monétaire international (FMI), selon un partage des rôles de plus en plus contesté par les pays émergents.