Cette mesure, appelée "Vlaams opleidingsverlof", permettra aux travailleurs du secteur privé en Flandre de bénéficier durant l'année scolaire 2019-2020 de 125 heures de formation, sans perte de salaire. Le gouvernement flamand accordera une compensation aux employeurs, a précisé M. Muyters (N-VA) dans un communiqué, ajoutant qu'un budget de 70 millions d'euros avait été prévu. Le nouveau dispositif, qui remplace l'ancien "Betaald Educatief Verlof", couvre aussi l'apprentissage en milieu de travail.

Il instaure également des chèques destinés à financer la moitié de certaines formations, via le remboursement des frais à hauteur de 250 euros maximum, mais dont le travailleur doit payer 125 euros. Cette contribution est même supprimée s'il s'agit de compétences de base, comme le néerlandais, la comptabilité, le secteur ICT ou d'un métier en pénurie.

Une personne qui choisira de suivre une formation débouchant sur un diplôme de l'enseignement supérieur pourra obtenir un montant maximal de 500 euros - au lieu des 250. Les mesures concoctées par M. Muyters comprennent encore l'instauration d'un crédit-formation, destiné aux métiers en pénurie.

Un travailleur qui souhaite se réorienter et doit à cette fin suivre une formation intensive pourra bénéficier d'une interruption de carrière, complète, à 50% ou à 20%, financée par une prime accordée par la Flandre - en plus de celle venant du niveau fédéral. En fonction des situations personnelles, cette prime pourra varier de 200 euros en moyenne dans le cas d'une interruption de carrière à 20% à 365 euros pour une interruption complète.

"Nous avons aujourd'hui et à l'avenir besoin de chaque talent sur notre marché du travail. Seules des personnes correctement formées et bien motivées nous permettent de faire tourner la Flandre", a souligné M. Muyters, cité par le communiqué.