Evoquant les taux d'emprunt italiens, à leur plus "haut niveau depuis quatre ans", le FMI note que les "retombées sur les autres marchés ont été pour le moment relativement limitées".

Toutefois "une contagion provoquée par de futures tensions pourrait être significative, en particulier pour les économies aux fondamentaux macroéconomiques plus fragiles et aux marges de manoeuvre budgétaires réduites", ajoute-t-il dans ses prévisions d'automne pour l'Europe.

L'Italie est sous forte pression: la Commission européenne a rejeté le 23 octobre le budget italien et a donné à la coalition populiste au pouvoir à Rome jusqu'au 13 novembre pour le modifier, sous peine de s'exposer à une "procédure pour déficit excessif".

L'exécutif européen reproche à la coalition italienne d'avoir bâti son budget 2019 sur une prévision de croissance très optimiste de 1,5%, contre 1% pour le FMI et 1,2% pour la Commission qui a publié jeudi des prévisions pessimistes, jugeant le dérapage italien encore plus grave qu'annoncé.

Pour l'Italie, mais aussi la Turquie souligne le FMI, priorité devrait être donnée à des "mesures qui réduisent les déficits budgétaires en vue d'atteindre leur objectif de moyen terme et de faire diminuer la dette".

Mercredi, le rendement des taux d'emprunt à 10 ans de l'Italie avait nettement reculé par rapport à la veille, mais il est de nouveau reparti à la hausse jeudi matin.