"Le ministre Peeters affirme prendre au sérieux les inquiétudes des syndicats. Il s'est également engagé à demander des explications à Proximus", indique le syndicat socialiste. "Toute entreprise jouant un tel rôle social doit prendre ses responsabilités quant au maintien des emplois en Belgique, estime-t-il."

Kris Peeters juge aussi, toujours selon le syndicat, que le contenu de la communication de la direction de Proximus est "indécent". Dans une communication interne, l'entreprise avait indiqué son intention de revoir les contrats avec les call centers externes et de demander à ses centres d'appels externes "d'évoluer vers d'autres modèles opérationnels économiquement efficaces via le nearshoring et l'offshoring".

"La direction envisage de demander à ses sous-traitants de déplacer leurs activités de centres d'appel vers des pays où les salaires sont plus bas pour réaliser ainsi des économies. Ce n'est ni plus ni moins que leur demander de pratiquer le dumping social. Ceci, alors que l'État belge est actionnaire principal avec 53%", dénonce le Setca.

Le syndicat "prend le ministre au mot et attend à présent des actes", conclut le communiqué. Kris Peeters s'est par ailleurs engagé à les rencontrer à nouveau sur base de la réponse qu'il obtiendra de la part de la direction de Proximus.