L'an dernier, l'UE et le Mexique se sont accordés sur un nouvel accord commercial, en réalité une mise à jour des aspects commerciaux de l'"Accord global" (accord de partenariat économique, de coordination politique et de coopération) entre les deux parties. Le nouvel accord doit permettre de renforcer encore les échanges commerciaux, notamment via la suppression de diverses taxes douanières sur les produits alimentaires européens arrivés sur le marché mexicain. Ce changement devrait, entre autres, profiter aux producteurs belges.

Le secteur belge de l'alimentation espère que l'accord, qui devrait selon les attentes entrer en vigueur en 2020, poussera les exportations des viandes de poulet et porc, du fromages, du chocolat et des biscuits, entre autres. De quoi tenter de concurrencer les produits américains, selon Fevia.

L'actuel produit d'exportation phare de la Belgique, pour les Mexicains, est l'orge, utilisée sur place pour la production de bière. Comme ailleurs, le pays connait un essor des brasseries artisanales locales, et est par ailleurs le sixième producteur mondial de bière.

Toujours dans l'alimentaire, Belgapom, l'organisation qui représente le secteur belge du négoce et de la transformation des pommes de terre, a été mise en avant lundi lors de la mission économique. Elle a préparé des frites pour un évènement de presse avec des journalistes belges et mexicains. Selon Romain Cools, secrétaire général de Belgapom, le secteur constate "qu'il y a de plus en plus d'intérêt pour les frites" au Mexique, or la Belgique est "le plus gros exportateur de frites surgelées au monde".