"La Chine va mettre en oeuvre immédiatement le consensus auquel sont parvenues les deux parties en matière de produits agricoles, d'énergie, d'automobile et autres biens spécifiques", a déclaré devant la presse le porte-parole du ministère, Gao Feng.

Cette déclaration intervient cinq jours après la rencontre des deux chefs d'Etat à Buenos Aires, destinée à atténuer la guerre commerciale entre les deux premières économies mondiales. Le ministère chinois des Affaires étrangères avait déjà annoncé mercredi la prochaine "mise en oeuvre de points spécifiques sur lesquels un consensus a été obtenu" lors de cette rencontre en marge du G20, mais sans plus de précisions.

Depuis l'annonce que Pékin et Washington ont conclu samedi dernier une trêve dans leur dur conflit commercial, seule la partie américaine avait donné des détails sur ces "points de consensus".

Flou

Donald Trump notamment a fait état, dans ses tweets, de promesses chinoises concernant d'importants achats de produits américains, en particulier agricoles, ou la diminution des surtaxes douanières sur les automobiles. Jusqu'à mercredi, Pékin n'avait pas même confirmé que Chine et États-Unis se laissaient un délai de 90 jours pour reprendre le dialogue et tenter de résoudre leurs contentieux. Un flou qui avait jeté le doute sur les marchés quant aux chances d'aboutir à un accord.

Gao Feng a listé jeudi des secteurs dans lesquels des points de consensus ont été trouvés, sans préciser les mesures qui allaient s'ensuivre. Selon le porte-parole, les négociations bilatérales vont notamment porter sur la protection de la propriété intellectuelle, la coopération technologique, l'accès aux marchés et un commerce équilibré.

Les États-Unis sont excédés par leur déficit commercial vis-à-vis de la Chine. Ils lui reprochent également de ne pas respecter la propriété industrielle et d'imposer des transferts de technologie "forcés" aux entreprises étrangères. Ces griefs sont souvent partagés par les chefs d'entreprises européennes.