C'est 0,2 point de pourcentage de moins que ce que la Commission prévoyait à l'automne dernier. Mais la Belgique s'en sortirait mieux que l'ensemble de la zone euro, qui connaîtrait elle une baisse de 0,6 point. Pour 2020, à politique inchangée, la croissance belge s'établirait à 1,2% (-0,2 pt également), là où celle de la zone euro reprendrait légèrement vigueur à 1,6% (-0,1 pt).

L'an dernier, la croissance de la Belgique était encore de 1,4%, venant de 1,7% en 2017. Les incertitudes commerciales (USA, Chine), le ralentissement de l'économie chinoise et les incertitudes provenant du Brexit ou de la dette de certains États membres pèsent sur une croissance toujours bien présente, mais moins vigoureuse que les années précédentes. "Après le pic de 2017, la décélération de l'économie européenne devrait se poursuivre en 2019, pour s'établir à 1,5% (UE27 comme UE28) et 1,7% en 2020.

Ce ralentissement devrait être plus prononcé que prévu à l'automne dernier, surtout dans la zone euro, en raison des incertitudes sur le commerce mondial, mais aussi d'éléments intérieurs dans nos économies les plus importantes (tensions dans le secteur automobile en Allemagne, incertitudes sociales en France et incertitudes budgétaires en Italie)", a commenté le commissaire européen à l'Économie Pierre Moscovici.

Pour autant, "les fondamentaux économiques de l'Europe restent robustes, et nous continuons à prévoir de bonnes nouvelles, en particulier sur le front de l'emploi. La croissance devrait rebondir graduellement dans la seconde partie de cette année et en 2020", a-t-il ajouté.