Courant janvier, lors de premières négociations salariales, les syndicats et les employeurs n'étaient pas parvenus à s'entendre sur un nouvel accord en la matière pour la période 2019-2020. Les représentants des travailleurs estiment insuffisante la marge d'augmentation salariale de 0,8% hors index, qui sert de base aux discussions, tandis que les patrons entendent s'en tenir à ce qui est fixé dans la loi. Selon celle-ci, cette marge ne peut pas être dépassée.

En réaction à ce blocage, les syndicats avaient appelé à une grève nationale, qui a lieu ce mercredi. Un appel très suivi, tant dans les secteurs privé que public.

Les employeurs se sont déjà rapidement montrés demandeurs de reprendre les discussions sur les salaires. "Nous voulons aboutir à un accord. Nous avons toujours dit que nous étions prêts à discuter, à reprendre les discussions mais pour négocier il faut être deux. Il y a plus à obtenir autour de la table que dans la rue à faire grève", avait déclaré Pieter Timmermans, administrateur délégué de la Fédération belge des entreprises (FEB), la semaine passée à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre Charles Michel. Il avait assuré que "sa porte reste ouverte".

Le chef du gouvernement lui-même avait également plaidé pour une reprise des discussions.

La FGTB se dit prête mercredi à revenir à la table mais seulement pour une concertation "sérieuse". "Nous voulons toujours négocier mais cela doit alors vraiment être sérieux. Les syndicats ont des exigences sociales légitimes qui peuvent également profiter à l'économie. Elles doivent être prises en compte. S'asseoir à la table juste pour dire oui à ce que proposent les organisations patronales n'est pas une forme de consultation honnête", estime ainsi Miranda Ulens, secrétaire générale du syndicat socialiste.

Aucune date pour une reprise des discussions n'a pour le moment été fixée.