Cette liste de vingt professions recense notamment les soins infirmiers, plusieurs types de techniciens et de mécaniciens, les grutiers et autres conducteurs de machines de chantier, les routiers, les abatteurs/bouchers ou encore les chefs cuisiniers. Pour faciliter leur venue, les ressortissants étrangers disposant d'une formation du supérieur pourront prétendre à un permis de travail de trois ans au lieu d'un.

Ils pourront recevoir après quatre ans un accès à durée illimitée au marché du travail. Pour les travailleurs étrangers moyennement diplômés, la liste des métiers en pénurie donnera accès à des professions sans examen préalable du marché du travail. Elle sera révisée tous les deux ans par le VDAB, l'office flamand de la formation et de l'emploi.

"L'expérience nous a montré que l'examen du marché du travail pour ces profils débouchait presque toujours sur une réponse positive. Cette migration du travail, contrôlée et efficace, est nécessaire pour garantir notre croissance économique", selon le ministre Muyters. Il rappelle que le marché flamand du travail croule sous la demande de personnel technique formé, qui ne peut être rencontrée "même en allant chercher de l'autre côté de la frontière linguistique".