Les interlocuteurs sociaux calent sur la fixation de la norme salariale dans le cadre des négociations sur l'accord interprofessionnel 2019-2020. Cette norme fixe l'augmentation maximale des coûts des salaires dans le secteur privé. Elle est actuellement négociée par les employeurs et les syndicats, mais ces derniers ont déclenché une grève nationale ce mercredi en dénonçant notamment la faiblesse de la marge disponible (0,8%), contrainte notamment par la récente réforme de la législation sous le gouvernement Michel.

"Syndicats et patronats doivent regagner la table des négociations. La grève ne résout rien. Je tiens à remercier tous ceux qui travaillent aujourd'hui", a affirmé le chef du gouvernement démissionnaire.

Il souligne notamment l'importance d'un accord sur la marge salariale pour les familles, les entreprises ainsi que pour relever le niveau des allocations les plus basses. Le gouvernement s'est engagé à allouer intégralement l'enveloppe bien-être, rappelle-t-il. Pour cette année, cela représente un montant de 354 millions d'euros. Pour 2020, un montant de 716 millions d'euros.

M. Michel (MR) fait aussi valoir l'augmentation déjà réalisée du pouvoir d'achat à travers le "tax shift" et une création d'emplois de 219.000 unités. "Outre l'augmentation salariale maximale de 0,8% que propose le Conseil central de l'Économie, il faut prendre en compte l'indexation automatique. Ce qui nous donne une hausse salariale effective de 4,6%", ajoute le Premier ministre. Sur les ondes de la VRT (Radio 1), le ministre de l'Emploi Kris Peeters s'est dit persuadé de la capacité des interlocuteurs sociaux à s'accorder sur une norme salariale de 0,8%. Il déplore lui aussi la grève et son impact économique, qui pourrait s'élever à 929 millions d'euros selon lui.