La fédération patronale a présenté lundi soir, à l'occasion de sa réception de Nouvel An, son mémorandum en vue des prochaines élections fédérales et régionales. Sous le titre "Osez choisir, osez entreprendre", le Voka a esquissé quatre chantiers prioritaires. Sur le plan des réformes stucturelles d'abord.

"Le marché du travail, le climat, l'enseignement, la mobilité, la transformation digitale sont autant de domaines où les réformes doivent se poursuivre", explique Wouter De Geest, président du Voka.

Au passage, Wouter De Geest lance "un appel chaleureux à l'adresse des partenaires sociaux" pour qu'ils s'impliquent dans cette dynamique. Le Voka souhaite aussi une nouvelle baisse des charges au niveau flamand, ciblée sur les bas salaires. Concrètement, il est proposé d'augmenter de 100 euros net les salaires inférieurs à 2.500 euros brut. Le tout sans augmenter le coût salarial brut pour l'employeur. Wouter De Geest y ajoute une suggestion: "Le coût salarial doit rester sous contrôle. Si une nouvelle baisse des charges n'est pas envisageable, il faudrait à tout le moins se pencher sur l'indexation automatique et les augmentations barémiques."

2,4 milliards d'investissement public?

Quant à l'investissement public, les patrons du nord du pays plaident pour une augmentation de 2,4 milliards d'euros de l'investissement public en Flandre en plus de ce qui est déjà prévu dans le pacte d'investissement fédéral et autres initiatives. Cette enveloppe devrait être répartie comme suit: 500 millions pour l'innovation, 500 millions pour la mobilité, 100 millions pour l'enseignement et 1,3 milliard pour le bien-être (dont l'aide aux personnes âgées).

Enfin, le Voka recommande d'intervenir sur les dépenses pour ramener le budget à l'équilibre. Il faudrait ainsi réduire de 6% les dépenses primaires tant au niveau flamand que fédéral. La Voka ne précise pas comment atteindre cet objectif, si ce n'est "en étant plus efficace" au niveau de la dépense publique et de l'appareil étatique. Autre piste: accélérer les fusions de communes et de zones de police.